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Deux doctorants se distinguent au 7e Congrès québécois sur la maladie d’Alzheimer

Le CRIUGM félicite Olivier Fortier Lebel et Edgar Laflamme, deux étudiants au doctorat en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), qui ont été honorés lors du 7e Congrès québécois sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées, où ils présentaient leurs travaux de recherche.

Olivier Fortier Lebel s’est vu décerner le Prix Serge Gauthier, une reconnaissance qui récompense les travaux novateurs sur la maladie d’Alzheimer.

Il est doctorant au Ph. D. recherche-intervention (profil neuropsychologie clinique) à l’UQTR sous la direction de Benjamin Boller et Johannes Frasnelli, tous deux directeurs de laboratoire au CRIUGM et professeurs au Département de psychologie de l’UQTR.

Son projet porte sur l’étude de l’odorat chez les personnes présentant un déclin cognitif subjectif (DCS), un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer.

Pour cette présentation, il a montré, grâce à des mesures par électroencéphalographie (EEG) et à l’utilisation d’un olfactomètre permettant de délivrer des odeurs de façon contrôlée, un ralentissement du traitement cérébral tardif des odeurs chez les personnes présentant un DCS. Ces résultats suggèrent que les changements olfactifs pourraient compter parmi les premiers signes mesurables de la maladie d’Alzheimer.


Edgar Laflamme a remporté le Prix Alain Robillard. Cette distinction souligne l’excellence de son parcours et vise à encourager un chercheur très prometteur en début de carrière.

Il est doctorant au Ph. D. recherche-intervention (profil neuropsychologie clinique) à l’UQTR et travaille sous la supervision de Benjamin Boller et Guillaume T. Vallet, tous deux directeurs de laboratoire au CRIUGM et professeurs au Département de psychologie de l’UQTR.

Son projet vise à transformer une tâche de laboratoire en un outil clinique pour aider au repérage précoce de la maladie d’Alzheimer.

Adaptée sur tablette et réalisable en environ cinq minutes, cette tâche mesure l’intégration conjonctive en mémoire à court terme, soit la capacité à lier les caractéristiques d’un même objet, comme sa forme et sa couleur, en une représentation unique. Cette fonction dépendrait de régions du cerveau parmi les premières touchées par la maladie. Des données préliminaires suggèrent qu’elle permettrait de déceler certaines difficultés cognitives chez des personnes qui rapportent une plainte de mémoire, alors que les tests habituels ne les détectent pas. À terme, ce projet pourrait offrir aux cliniciens un outil accessible pour orienter plus rapidement les personnes vers une évaluation approfondie.